« Les Français paient tous les ans 1,5 milliard de trop pour leurs lunettes » selon Marc Simoncini

« Les Français paient tous les ans 1,5 milliard de trop pour leurs lunettes » selon Marc Simoncini

Marc Simoncini fait feu de tout bois. Aujourd'hui, le créateur de Sensee attaque médiatiquement le marché de l'optique et ses grandes sociétés. Ce matin sur Europe 1, il promet de « diviser par deux le prix des lunettes d'ici à 2020, dans un secteur où l'équipement optique coûte trop cher » : « 290€ en moyenne et 589€ pour une paire de progressifs », souligne le journaliste Bruce Toussaint. Le fondateur de Meetic explique avoir fait mener une étude, par la société Altermind et aux économistes David Martimort et Jerôme Pouyet, sur l'optique en France : « 6 acteurs se partagent un marché de 5,5 milliards. Les Français paient tous les ans 1,5 milliard d'euros de trop pour leurs lunettes. Une ouverture du marché entraînerait entre 330 millions d'euros et 1,5 milliard d'économies pour les consommateurs ».


Par ailleurs dans des articles publiés sur lefigaro.fr et nouvelobs.com, Marc Simoncini n'hésite pas à attaquer Essilor, « le leader mondial des verres ophtalmologiques qui empêche l'arrivée de nouveaux entrants qui pourraient baisser les prix ». Il affirme qu'en France « le prix en boutique des verres est en moyenne égal à 6 fois leur coût de fabrication, et parfois à 50 fois, alors que le multiple courant dans la distribution est généralement de 2 à 3 ». Ainsi avec son site de vente en ligne, Marc Simoncini pense être en mesure de changer les règles du jeu en divisant les prix par deux. Mais « Essilor refuse de nous vendre ses verres de marque au motif, je suppose, que ce canal de distribution fragiliserait ses relations avec ses distributeurs en magasin, explique-t-il à nos confrères. Sensee perd un argument de vente capital pour convaincre les consommateurs de la qualité des lunettes vendues en ligne à un prix très inférieur. Nous sommes pénalisés car nous ne pouvons pas dire que nous vendons « les mêmes » verres que les opticiens en magasin », estime-t-il.


Cependant, le cyberopticien ne perd pas espoir. Pour lui, « Internet est un secteur qui a pu attaquer des marchés monopolistiques et qui est arrivé à rendre le pouvoir d'achat aux gens. Aujourd'hui je pense que c'est au tour de l'optique sachant que la France est une anomalie dans le paysage européen ».

 

Article publié dans Ambiente & Energia, le 27 mars 2013, LIEN

Le rapport Altermind est disponible ici

Photo Warby Parker

 

 

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