La sécurité sociale, rapport sur l’application des lois de financement de la sécurité sociale

La sécurité sociale, rapport sur l’application des lois de financement de la sécurité sociale

Extrait, p. 398

Chapitre XIV  - La prise en charge par les organismes de protection sociale de l’optique correctrice et des audioprothèses

I – Des marchés dymaniques mais opaques et peu concurrentiels

B – Des marchés peu concurrentiels, opaques et chers

« Chacun de ces deux secteurs est dominé par quelques très gros fabricants. La société Essilor représenterait avec ses filiales les deux-tiers des verres correcteurs vendus en France. Les montures des lunettes sont frabiquées à plus de 40% par trois fabricants italiens de taille internationale. Le marché des audioprothèses est tenu par les six fabricants qui se partagent l’essentiel du marché mondial[1].

1 – Des prix élevés

Le niveau des prix de l’optique correctrice et des audioprothèses demeure élevé[2] alors même qu’on pourrait logiquement s’attendre à une tendance significative à la baisse du prix de ces équipements, les audioprothèses étant des produits électroniques produits en série et les lunettes étant faites de résines dont le coût de production tend structurellement à diminuer. »

 

[1] Il s’agit de Sonova, Siemens, William Denant, Starkey, GN Resound et Widex.

[2] C’est aussi le constat fait par l’étude économique « l’optique en France », David Martimort et Jérome Pouyet, cabinet Altermind, avril 2013, qui relève que « le niveau des prix de l’optique apparaît élevé, dans un secteur assez opaque ». 

 

Extrait du rapport de la Cour des Comptes, septembre 2013.

Le rapport Altermind est disponible ici

Photo  Scott Van Daalen

Essilor, seul contre tous

Essilor, seul contre tous

Optique : la bataille de la marge est engagée

Optique : la bataille de la marge est engagée