Les agences en ligne font recette

Les agences en ligne font recette

Avec l'essor d'Internet, les agences immobilières sans boutique ont creusé leur sillon dans le secteur de la transaction. Leurs atouts: des tarifs low cost et des services à distance.

En une décennie, Internet a bouleversé le petit monde de la transaction immobilière. Grâce à cette nouvelle technologie et aux outils de communication numériques, les agences sans vitrine ou sans boutique ont fait irruption dans ce métier et gagné leur part de marché. Aujourd'hui, ces « nouveaux modèles d'affaires font directement concurrence aux agences traditionnelles ", assure Olivier Babeau, professeur en stratégie d'entreprise à Paris-VIII et auteur d'un récent rapport, « Les nouveaux défis des agences immobilières à l'heure du numérique » (*).

Moins cher pour les vendeurs

Selon cette étude, les atouts de ces nouveaux venus seraient triples : une « puissance d'information » (profusion, diversité, facilité de navigation) mise à disposition sur les sites, une « simplicité d'utilisation » (consultation possible n'importe où et n'importe quand), et des prix « compétitifs ». Les « pure players » se démarquent des « anciens » par des honoraires low cost. Leurs tarifs peuvent avoisiner de 2,5 % à 3 % au lieu de 6 % à 9 % du prix du bien dans une agence classique.

« Chez Efficity, pour ramener ces frais à 1 %, le vendeur est mis à contribution, c'est-à-dire qu'il doit effectuer les visites lui-même », explique Christophe du Pontavice, créateur du site.

Ces prix bas n'empêchent pas cette nouvelle génération de négociateur de toucher par transaction une commission en moyenne deux fois plus importante que celle de son homologue, salarié dans une agence. Cet écart s'explique par les frais fixes dépensés en loyer, taxes, etc. A terme, « il est probable que la variable coût devienne davantage l'un des nouveaux critères de choix des consommateurs », affirme Olivier Babeau.

Une relation à distance 

Des réseaux comme OptiHome, Capifrance ou encore Efficity privilégient des contacts et des échanges d'informations à distance. Cela va de la description et de la présentation du bien (photos, vidéos, plans), en passant par des services à la carte (alertes, comptes rendus de visites). La force de frappe des agences sans boutique résiderait dans leurs fichiers communs ou partagés. « Chez Capifrance, ce sont plus de 33.000 biens proposés à la vente en permanence contre moins d'une centaine pour une agence classique », affirme ce rapport. A côté de ces jeunes réseaux immobiliers en ligne, plusieurs grands sites d'annonces sur Internet ont essaimé (Avendrealouer.fr, Explorimmo.com, Seloger.com), regroupant des offres de professionnels et de particuliers. Sur la Toile, « les modèles sont assez variés. Même sans avoir pignon sur rue, ces nouveaux professionnels conservent une proximité avec le client. Tous se déplacent chez les propriétaires et connaissent leur secteur et leur marché ", explique Olivier Babeau.

 

(*) Publié aux éditions Altermind.

 

Article publié dans Les Echos, le 05 octobre 2012.

Le rapport Altermind est disponible ici

Photo  Philipp Mandler

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